Auteurs incontournables, premiers romans, pépites… La rentrée s’annonce dense et palpitante

Auteurs incontournables, premiers romans, pépites… La rentrée s’annonce dense et palpitante

Le Zoom de Livresse. Le mois de septembre, vertigineux, promet des lectures délicieuses. En témoigne cet aperçu et ce n’est qu’un début !

Du point de vue des saisons, il entame son dernier mois, mais du point de vue éditorial, l’été 2018 est bel et bien fini. Les nouveaux romans et albums déboulent à foison et poussent les anciens. Les piles donnent le tournis et éveillent l’appétit avec toujours cette crainte de ne pas réussir à tout avaler et de renoncer AU livre, faute de temps.

Des romans pour ados et plus grands…

On s’impatiente de découvrir Brexit romance de Clémentine Beauvais tellement on garde un souvenir de lecture prégnant des Petites Reinesen 2015, et de Songe à la douceur, en 2016, parus chez Sarbacane. Chez le même éditeur, on est irrésistiblement attiré par Cœur battant qui signe le retour en mode tragi-comique d’Axl Cendres, l’auteure de l’inoubliable Drôle de vie de Bibow Bradley, pépite 2012 du salon de Montreuil.

On s’enthousiasme à l’idée de plonger dans N.I.H.I.L, le Tourbillon du temps d’Alex Cousseau qui revient aux éditions du Rouergue en mode XXL, mais cette fois-ci dans la collection Epik. Son Fils de l’ombre et l’oiseau, paru en 2015, et ses Trois vies d’Antoine Anarchasis, paru en 2012 avait régalé les amateurs de grands espaces et de voyages poétiques.

On est content de retrouver le duo Susie Morgenstern et Albertine, qui nous avait charmés avec Le grand roman de ma petite vie en 2016 chez La Martinière jeunesse, qui publie Accroche-toi aux éditions Saltimbanque cette fois. On se voit bien voyager dans le temps, à New York dans les années 1920, l’oreille à l’affût de notes de jazz, en compagnie du Petit prince de Harlem de Mikaël Thévenot. On est troublé et on aimerait en savoir plus sur ces pensionnats qui ont « accueilli » au Québec des enfants arrachés à leur culture indienne qui ont inspiré Sauvages de Nathalie Bernard aux éditions Thierry-Magnier, qui fêtent leurs 20 ans cette année. On est curieux de lire une nouvelle voix à travers un premier roman comme La Théorie de l’Iceberg de Christopher Bouix publié chez Gallimard jeunesse…

…des albums multi-formes…

Des hauts, des longs, des carrés, des minis, des XXL… Fini le temps où les albums étaient tous au même format, sagement rangés dans des bibliothèques lisses. Le livre est un objet que les auteurs et illustrateurs explorent avec une inventivité débordante et pour les lecteurs, c’est beaucoup plus exaltant.

Il faut avoir l’odorat développé pour dégoter ce Nez à Nez, fin et haut, venu d’outre-Atlantique, paru chez Les Fourmis Rouges. La verticalité, c’est aussi le format de Merveilleuse école, paru au Seuil jeunesse, qui compare hier et aujourd’hui sans nostalgie mais avec moult détails. D’autres optent pour l’horizontalité, idéale pour des strips comme dans Lison et la propreté, toujours au Seuil, ou pour une promenade nocturne comme dans Nous étions dix, chez Albin Michel.

Au petit format tout en carton doté d’un miroir dans Coucou Couleur et Petit ? Grand !, toujours chez Albin Michel, répond A la recherche du doudou perdu, un livre ludique souple et XXL paru chez Little Urban. Sans oublier Les Conjugouillons, une nouvelle série atypique de petits livres souples inventée par Claudine Desmarteau, jamais à court d’idée, et éditée chez Flammarion jeunesse.

De toutes les formes…

À noter également, dans un format plus classique, Maman est une pirate, un album qui aborde le cancer du sein d’une maman avec prouesse et justesse, chez Gautier-Languereau ; Et…, un très efficace effet papillon dans sa mise en images toujours chez Gautier-Languereau ; et enfin Denis Fifty, un album qui joue avec les mots et les images avec beaucoup de subtilité, paru chez Seuil jeunesse…

… et de belles promesses à venir

Bientôt un nouvel album de Rébecca Dautremer chez Sarbacane, une version album chez Gallimard jeunesse, d’une magnifique nouvelle de Timothée de Fombelle passée un peu inaperçue dans un recueil sur la Grande Guerre, et une pièce de théâtre écrite et illustrée de François Place chez le même éditeur.

Dominique Primault
Euh… Je commence par lequel ? © Dominique Primault

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