Arrietty existe aussi en livre

Cette petite adolescente est depuis le 12 janvier sur les écrans. L’adaptation illustrée joue les invitations ou les prolongations.

L’invitation à l’avant-première d’Arrietty est tombée durant une semaine parisienne de formation et de salon.

C’est le dernier film d’animation du Japonais d’Hayao Miyazaki. « Euh, peux-tu répéter ? » C’est le cofondateur du studio Ghibli. « Ah… » Mais si, Le voyage de Chihiro. « Mmmm ». En occident, on le compare souvent à Walt Disney. « Hum, hum… »

Curieuse, je ne me suis pas fait prier deux fois. A l’évidence, j’avais un manque à combler. Première constatation dans la salle, je suis une des rares non inconditionnelles du sieur Miyazaki. Mais, là, pour la première fois, le réalisateur est Hiromasa Yonebayashi – sous l’égide du maître – jusqu’ici animateur au Studio Ghibli. Le public semble néanmoins conquis avant la projection. Du quoi titiller un peu plus ma curiosité.

Dès les premières images dans le jardin, la minutie du dessin me scotche. Et puis cette lenteur, quel bonheur ! Une bouffée d’oxygène au milieu d’une semaine urbaine et intense. Un grand moment de tendresse.

Arrietty, une petite personne de 14 ans et Shô, un humain de 12 ans, se lient d’amitié malgré l’interdit. Jamais, ils n’auraient dû se rencontrer, il en va de la survie d’Arrietty et de sa famille… Le film s’inspire du livre jeunesse écrit par Mary Norton en 1952 The Borrowers (Les chapardeurs). Mais au lieu de se passer en Angleterre, il se passe au Japon en 2010.

Pendant toute la projection, j’ai pensé à un autre long métrage vu lorsque les enfants étaient petits. Avec cette même lenteur et cette même justesse des émotions et des sentiments. Ce dessin animé m’avait profondément touchée. A tous les coups, c’est le même réalisateur !

« Tu as aimé ? » Le temps d’apprécier en direct la musique du film interprétée à la harpe par la Bretonne Cécile Corbel, je reprends pied doucement avec la réalité. Je suis sortie du cinéma comme on sort d’une parenthèse qui vous fait du bien.

J’ai prolongé le plaisir en lisant le livre à ma fille Lou. L’histoire lui a beaucoup plu et elle a observé avec intérêt les arrêts sur images tirées du film. Elle l’a pris comme une invitation à aller voir le film.

Quant à l’autre dessin animé, il m’a fallu quelques clics sur internet pour retrouver Kiki la sorcière signée… Hayao Miyazaki en 2004.

Arrietty, le petit monde des chapardeurs, éditions Glénat, 152 pages, 17,90 €. A partir de 9 ans.

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