Des idées de romans ados à ajouter (discrètement) à leur liste de cadeaux

Des idées de romans ados à ajouter (discrètement) à leur liste de cadeaux

Deux romans primés, une nouveauté et quatre romans d’amour… Il y a forcément un roman susceptible de lui plaire pour occuper ses longues soirées d’hiver

Londres, New Dehli, Paris ou Marseille… Voyages littéraires garantis grâce à sept romans ados aux atmosphères singulières, envoûtantes et captivantes.

Décoiffant

Sans foi ni loi de Marion Brunet, pépite d’or du Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil, sent la sueur et le crottin de cheval, suinte la crasse et les vapeurs d’alcool, transpire la poussière et le cagnard. Ce roman d’apprentissage, en mode western féminin et féministe, relate la rencontre musclée de Garett, 16 ans, étouffé par l’éducation puritaine de son père pasteur, avec Abigaïl, une hors-la-loi en cavale.

PKJ, 224 p., 16,90 €

C’est décoiffant, captivant, émouvant… Un mélange exquis de virilité, de féminité et de sensibilité, sur fond de liberté assumée, porté par une écriture énergique et vive et dont le propos résonne avec force sur les questionnements de notre époque.

Chevaleresque

Sarbacane, 624 p., 18 €

Fraternidad de Thibault Vermot joue avec les codes du roman de cap et d’épée dans l’Angleterre profonde du XXIe siècle. Ce roman d’aventures, chevaleresque à souhait, réussit avec brio à transposer les valeurs épiques dans un monde contemporain en proie à un désespoir certain.

Le jeune Ed Perry a beau être un tocard pour ses proches et son entourage, il n’en est pas moins un héros digne d’un roman de 624 pages.

Rebondissements, suspense, références multiples… Ce roman passionnant se révèle parfois désopilant, voire même terrifiant. Et lorsqu’on le termine, on se sent un peu seul. Comme pour son premier roman Colorado Train, Thibault Vermot a reçu une mention spéciale du Prix Vendredi et c’est mérité.

Universel

Slalom, 304 p., 14,90 €

Celle que je suis d’Anne Loyer embarque le lecteur dans l’Inde d’aujourd’hui coincée entre modernité et tradition. Anoki, 16 ans, brillante et déterminée, a enfin trouvé le métier qu’elle veut exercer plus tard.

Elle sera journaliste, et n’imagine pas une seule seconde y renoncer. Pour y arriver, elle devra s’opposer à ses parents et rentrer en rébellion contre une société qui emprisonne les femmes…

Universel, ce roman raconte l’émancipation d’une adolescence dont la force de caractère bouscule les certitudes. Sans gommer la complexité d’une société tiraillée entre coutumes à respecter, révolte étouffée et influence occidentale.

Onirique

Talents Hauts, 224 p., 15 €

La Bonne aventure de Fabrice Colin se déroule dans un Paris réinventé, à une époque impossible à dater. Ombline habite à un étage de Pierre mais n’ose jamais lui parler.

Coup du destin, les perruches de la jeune bibliothécaire se posent chez son voisin artiste, les obligeant à crever le silence. Les deux se plaisent, mais se tétanisent, partagés entre désir et peur.

Entre rêve et réalité, la quête amoureuse se poursuit, ponctuée de rendez-vous nocturnes sur les toits de Paris. Des personnages énigmatiques, voire cauchemardesques, s’en mêlent. L’aventure littéraire, à la fois poétique et onirique, évoque avec justesse la fragilité des premières amours.

Royal

Gallimard jeunesse, 304 p., 15 €

La Reine sous la neige de François Place raconte un coup de foudre dans un Londres immaculé après une tempête de neige en plein mois d’avril. L’effet de Sam sur Éliot, est immédiat. « La fille passa brièvement la main dans ses cheveux, un geste tout simple qui eut le don de lancer le cœur d’Éliot sur des sentiers inconnus. »

Leur dispute dans le métro n’y change rien. Éliot va tout faire pour retrouver Sam, dans une capitale paralysée par le décès de la reine Élisabeth.

C’est dans ce contexte de temps suspendu que le lecteur va déambuler au milieu d’une galerie de personnages essentiels et attachants, qui ont tous un lien avec Sam. La balade littéraire se révèle mystérieuse, voire surnaturelle, drôle, parfois déroutante, mais aussi très touchante.

Dévorant

Le Rouergue, 176 p., 11,50 €

Vorace de Guillaume Guéraud transforme Paris en un terrain de jeu d’une espèce non identifiée qui dévore rats et chats. Le jour où elle s’en prend à une animalerie, Léo, SDF, distingue une forme floue avec trois mâchoires et le raconte à la police, juste avant de rencontrer Cosmina. « Léo trouva cette fille rayonnante sous ce ciel gris. »

Son amour naissant pour la jeune fille va grandir au même rythme que la voracité de la bête, désormais capable d’engloutir une rame de RER…

Le lecteur plonge dans une psychose collective à un rythme effréné portée par une écriture fougueuse. Paradoxalement, il se sent sécurisé par ce jeune couple, un SDF et une Roumaine, puissamment amoureux.

Inspirant

Actes sud junior, 224 p., 14,90 €

Premier arrêt avant l’avenir de Jo Witek est une invitation à prendre ces chemins de traverse qui font grandir. La voie de la réussite semble toute tracée pour Pierre.

Issu d’une famille modeste dans le Midi, le garçon, primé au concours général, vient de décrocher son bac et une bourse pour intégrer une prépa d’excellence à Paris. Mais la vue d’Olympe dans le train le déstabilise. « Il a soudain l’impression de se tenir assis dans son intimité, au bord de chez elle, il en est agité. »

Pierre tombe amoureux, change de destination et retarde son arrivée à Paris. Cette bifurcation littéraire, le lecteur l’emprunte avec bonheur pour passer lui aussi quelques jours de liberté, remplie d’émotions denses et pures à Marseille. Ces deux amoureux, qui décident de s’affranchir du moule pour donner du sens à ce qu’ils font, se révèlent être une compagnie réjouissante et inspirante.

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