L’auto-édition en question

Un moyen pour les jeunes auteurs de se confronter aux lecteurs. Comme Anaïs Grelet et son Enfant Tsogun.

Pas facile lorsque l’on est jeune auteur de se faire une place dans la planète Littérature jeunesse et de voir son manuscrit en haut de la pile d’un éditeur. J’imagine bien que, pour sortir du lot et être publié, celui-ci doit faire preuve soit d’une originalité soit d’une qualité à toute épreuve justement…

Reste alors l’auto-édition. Peut-on se passer du professionnalisme d’un éditeur ? Certains l’ont fait, du moins au début, avec réussite, en témoigne le succès d’Oksa Pollock. Autre exemple : Eragon de Christopher Paolini a d’abord été auto-édité avant d’être repéré par une maison d’édition qui en a fait un bestseller. Mais la plupart du temps, les ouvrages restent confidentiels car ils ne bénéficient pas d’une diffusion et d’une communication suffisante pour arriver éventuellement au stade du bouche à oreille ou dans les mains d’un éditeur prêt à prendre des risques.

Anaïs Grelet a choisi de tenter malgré tout cette aventure. « J’ai envoyé mon manuscrit à quelques éditeurs. J’ai eu des retours positifs de trois d’entre eux qui m’ont donné confiance pour me lancer dans l’auto-édition. Etant à l’époque en recherche d’emploi, j’ai eu envie de m’investir dans ce projet, » m’explique-t-elle sur la page Facebook de Livresse. Son petit mot volontaire et très mesuré m’a donné envie d’en savoir un peu plus sur L’enfant Tsogun, son roman qu’elle destine pour les enfants de 10 ans. « C’est l’histoire d’un garçon de 12 ans qui va faire son initiation pour devenir un homme. Mais seul garçon blanc dans une tribu où tout le monde est noir, il doute de ses capacités et supporte mal sa différence. »

J’ai donc lu les premiers chapitres. Je n’ai pas le regard professionnel d’un éditeur juste celui d’une lectrice « passeur d’histoire ».  J’ai trouvé son écriture classique et soignée. Elle installe ses personnages tranquillement. Les dialogues alternent avec un récit explicite pour donner les clefs au lecteur sur le fonctionnement du monde imaginaire dans lequel évoluent les protagonistes. Le fantastique côtoie des traditions ancestrales. Le rite initiatique  du passage de l’enfant à l’homme que va vivre Josué − le seul garçon blanc de la tribu − et ses compagnons peut commencer…

Comment les enfants de 10 ans vont accueillir ce roman ? L’avantage de l’auto-édition, c’est justement de se confronter en direct à ses lecteurs via les libraires qui acceptent d’être les passeurs de cette histoire. Pour le moment, si j’en crois la page Facebook de L’enfant Tsogun (je ne suis pas trop fan de la couverture mais, là aussi, aux enfants de le dire) le livre est disponible dans les librairies Dialogue à Brest et Imagine à Saint-Brieuc mais aussi sur Amazone. Quels vont être les retours ? L’expérience peut s’avérer déterminante pour la suite et je l’espère, encourageante pour Anaïs. En tout cas, c’est ce que je lui souhaite.

 

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1 Comment

  1. Bonjour,

    Je me lance moi aussi dans l’auto edition d’un livre electronique pour enfant. Je serai vraiment trés touché si vous écriviez un petit quelque chose sur mon livre. Venez au moins jetter un coup d’oeil sur mon site, on est jamais à l’abris d’un coup de coeur…

    Cordialement,

    Gwenaël Leguellec,

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