Le journal d’Aurore, Marie Desplechin et Agnès Maupré, Rue de Sèvres

Une BD irrésistible sur une adolescente authentique, désopilante et ultra-attachante

Personnage principal : Aurore est en 3e au collège et collectionne les mauvaises notes, surtout en maths. Rien à voir avec sa petite sœur, en 6e, première de la classe… Quant à sa grande sœur, presque adulte, elle a l’âge où elle n’a plus besoin d’autorisation parentale pour se faire percer la langue, avec la complicité de sa grand-mère.

Personnages secondaires : une petite sœur qui l’exaspère ; une grande sœur qu’elle envie ; des parents qu’elle tient à distance, sauf si besoin ; une grand-mère déjantée ; un grand-père sourd ; une amie de toujours chez qui elle adore se réfugier ; des garçons qui ne l’attirent qu’à moitié mais occupent beaucoup ses pensées ; une prof de maths qui a décidé de ne pas la lâcher.

Ses défauts : Aurore est égocentrée, mal dans sa peau, tendance parano légère, impertinente, désopilante et boudeuse professionnelle. Elle a l’art de se mettre tout le monde à dos sauf sa grand-mère qui, elle, est un personnage à part. La cohabitation avec Aurore est une épreuve quotidienne pour les adultes.

Ses qualités : Aurore est douée d’une capacité d’autodérision et d’un humour grinçant à toute épreuve. Elle a aussi de réelles capacités mais il faut juste qu’elle soit motivée.

Son physique : Aurore est flasque, dégingandée, la tête rentrée dans les épaules, toujours dans des positions invraisemblables, souvent vautrée dans son lit. Un spécimen 100 % ado, dessiné avec justesse.

Sa préoccupation du moment : est-elle lesbienne ?

Au départ, Le Journal d’Aurore est un triptyque dont le premier tome est paru en 2006 à l’école des loisirs, d’où son absence dans Livresse, trop jeune. Dix ans plus tard, la miss n’a pas pris une ride mais un corps et un visage grâce au trait d’Agnès Beaupré dans une adaptation en BD qui permet à Livresse de combler cette absence. Car Aurore est une aubaine pour les lecteurs qui apprécient les personnages complexes et pleins de contradictions. Elle est énervante, agaçante, ch… mais tellement attachante. Et surtout, elle est authentique grâce à la plume fine, juste et drôle de Marie Desplechin.

Rue de Sèvres
Le journal d’Aurore, Marie Desplechin, Agnès Maupré, Rue de Sèvres, 148 pages, 15 €. Dès 13 ans.

Trop contente d’avoir pu faire connaissance avant de la voir sur grand écran. Une adaptation cinématographique sort en octobre 2016.

 

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