On n’a jamais autant parlé de littérature jeunesse…

Mais pas pour de bonnes raisons. Doit-on en rire ou en pleurer ?

Inhabituel. Entre rumeur et fantasme, la littérature jeunesse fait beaucoup parler d’elle. Ce qui est plutôt inhabituel. Je devrais me réjouir moi qui déplore régulièrement le peu de place faite aux livres jeunesse dans les médias…

Tous à poil ! Au départ, j’avais plutôt envie d’en rire. Copé offusqué par le kiki du PDG et la zézette de la maîtresse, ça valait son pesant de cacahuètes. En guise de réponse sur le mode humour, la photo des professionnels du livre « Tous à poil » est d’une impertinence excellente et bien méritée. Quant à la chronique de Denis Cheissoux dans L’as-tu lu mon p’tit loup, drôle et pleine de bon sens, elle est réjouissante.

 

Salutaire. Les professionnels, aussi, ont réagi. Souvent avec plus de sérieux, certes, et parfois un soupçon d’inquiétude. À l’image d’Alain Serres des éditions Rue du monde, du Syndicat national de l’édition ou du Salon de Montreuil. Leurs propos ont une dimension rassurante et salutaire. Ils rappellent l’essentiel : le respect des enfants en leur proposant des œuvres littéraires de qualité pour les aider à grandir. Parce que oui, on peut leur parler de tout mais pas n’importe comment. Les éditeurs en sont les garants. Et ils peuvent compter sur la créativité et le talent des auteurs et illustrateurs pour y parvenir.

Censure. Finalement, toute cette histoire ne serait-elle pas un mal pour un bien ? J’aimerais le croire. Mais quelques faits viennent contredire cette éventualité. Et me font douter. Des professeurs des écoles se sont retrouvés sans enfants dans leur classe. Des bibliothèques ont reçu des intimidations anonymes. L’éditrice de Sarbacane a été agressée verbalement au sujet d’À quoi tu joues ? Un livre pour réfléchir sur les stéréotypes, que l’on aime beaucoup à TAKAlire. Tous ces faits renvoient à des temps obscurs qui riment avec censure. Est-ce la proximité des élections municipales qui cristallisent les tensions au point de prendre les enfants en otage ? Sans parler des discussions stériles sur la théorie du genre. Comment prouver qu’une rumeur est une rumeur le temps d’une rapide discussion à TAKAlire…

Chou-fleur. Que faire ? S’offusquer, pleurer, déprimer ? La réponse, je l’ai trouvée dans trois livres de Rue du monde. Ils m’ont amusée, attendrie et, surtout, m’ont permis de relativiser. Je compte bien les partager avec les enfants. Je vous invite à en faire autant.

 

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